Les vêtements
Les vêtements nous sont connus par les peintures des
vases, les fresques, les sculptures et les
textes littéraires.
Le tissu le plus employé est la laine, mais aussi le
lin, importé d’abord d’Orient, puis cultivé en Grèce. Le coton est
peu utilisé.
Ce sont les femmes qui préparent à la maison
la matière première. Elles filent avec la
quenouille et tissent en se tenant debout devant un métier vertical, où
elles fixent d’abord avec
des poids les fils de la chaîne (verticaux) entre lesquels ensuite elles
passent une navette. On
obtient ainsi des pièces d’étoffe rectangulaires qui n’ont pas
besoin d’être coupées pour se
transformer en vêtements : on pliait le rectangle dans le sens de la
hauteur ; il fallait ensuite
juste un trou pour passer un bras et l’autre côté était maintenu par
des agrafes.
Les tissus peuvent ensuite être teints ; le tissu
est uni ou marqué de dessins géométriques au
cours du tissage - ou brodé par la suite.
Le vêtement de base, pour les hommes comme pour les
femmes est la tunique qui
constitue le vêtement de dessous. La forme et le style des tuniques ont
varié selon les époques, les régions... et la mode !
Sur la tunique hommes et femmes peuvent porter
un manteau. C’est une
grande draperie en forme de carré ou de rectangle attaché autour du cou
ou sur l’épaule par une broche. On se drapait dans l’himation selon
la fantaisie ou... l’état du ciel : dans ce cas on
pouvait se draper dans son manteau jusqu’au menton ou en utiliser un pan
qu’on faisait passer
sur sa tête en guise de capuchon.
Les Grecs vont souvent pieds nus (à la maison à peu
près toujours). Dehors ils portent
néanmoins en général des sandales; celles-ci
sont faites sur mesure : le cordonnier découpe la semelle (bois, liège
ou cuir) autour du pied du client. Ces sandales, qui ne couvrent en général
que le côté du pied, sont attachées aux pieds par des courroies,
parfois très décoratives, qui passaient autour des chevilles et des
orteils. Les femmes ont des chaussures de formes très variées (mules,
espadrilles, sandales, etc.) et toujours de couleurs vives, comportant
souvent des talonnettes à l’intérieur pour se grandir. Les voyageurs,
les soldats portaient des brodequins, sortes de bottines qui couvraient
tout le pied mais où les orteils sont découverts.
Les femmes portent des colliers, des bracelets (portés
au poignet ou sur le haut du bras), des
boucles d’oreille et des anneaux autour des
jambes. Elles sortent avec un éventail ou une ombrelle.